En France, le secteur de la piscine est en plein essor. En effet, 15 % des maisons individuelles sont équipées d’un bassin. Ces piscines contiennent des mètres cubes d’eau qui sont filtrés et purifiés avec des produits chimiques peu coûteux, mais qui peuvent être irritants pour la peau et nuisibles pour l’environnement si l’eau traitée est déversée dans les espaces verts. Passons en revue les différentes options plus respectueuses de l’environnement pour entretenir sa piscine.La France se classe deuxième au niveau mondial en termes d’équipement en piscines, juste derrière les États-Unis, avec plus de 3 millions de bassins de plus de dix mètres cubes, d’après la Fédération des professionnels de la piscine et du spa (FPP). Bien que les traitements au chlore et au brome soient les plus durables et efficaces, ils représentent surtout un désastre sanitaire et environnemental. Des alternatives moins connues existent pour réduire l’impact écologique du traitement des bassins aquatiques. Toutefois, ces alternatives ne sont jamais complètement exemptes de produits chimiques et doivent souvent être complétées par leur ajout.Il est important de noter que 60 départements sont déjà confrontés à des restrictions d’utilisation de l’eau dans plusieurs zones de leur territoire, certaines étant déjà à des stades très avancés. Dans un contexte de stress hydrique et de sécheresses intenses, il est donc interdit de remplir les piscines.

L’électrolyseur ou ionisateur en cuivre et argent

Les électrolyseurs détruisent les micro-organismes, champignons, algues et bactéries présents dans l’eau grâce à une réaction chimique. Leur action est désinfectante et non irritante pour la peau, les muqueuses ou les yeux. Cependant, les électrodes sont très sensibles au pH. Il est donc important de vérifier régulièrement l’état du dispositif et de contrôler le taux de pH à l’aide de bandelettes. Les électrolyseurs nécessitent très peu d’entretien : une fois installés, ils fonctionnent automatiquement et en continu, mais doivent être remplacés tous les quatre ans. Bien que coûteux à l’achat (entre 1 200 et 2 000 euros), l’électrolyseur est plus économique à long terme que l’ajout fréquent de chlore.

L’oxygène actif

Présent sous forme de galets, de poudre, de granulés ou même de liquide, l’oxygène actif est un algicide et désinfectant. Cependant, il est peu rémanent. Son action ne persiste pas une fois l’oxygène actif dissous, il est donc nécessaire de compléter son action par l’ajout de chlore. Assez coûteux (60 euros pour cinq kilos), il convient davantage aux petites piscines et est moins agressif que le chlore.

Le bicarbonate de soude

Le bicarbonate de soude est un véritable couteau suisse pour l’entretien des piscines, améliorant l’alcalinité de l’eau. Si le taux alcalimétrique complet (TAC) est trop bas, le niveau de pH est déréglé et l’eau devient trouble. Il convient d’ajouter du bicarbonate de soude pour corriger sa transparence, selon les doses recommandées par votre pisciniste.

Le générateur de chloration de sel

L’électrolyse au sel permet une désinfection automatique et rémanente de l’eau. Installé à la sortie du système de filtration de l’eau, l’électrolyseur transforme le sel en chlore actif, un désinfectant efficace pour les piscines. Sous l’effet des UV, le chlore, après avoir détruit les bactéries, corps gras et autres micro-organismes présents dans l’eau, est reconverti en sel. Il est presque inodore et son action n’est pas irritante. Bien que le système d’électrodes soit coûteux (environ 1 500 euros), les coûts des pastilles de sel sont bien inférieurs à ceux du chlore. Toutefois, l’électrolyse au sel favorise la corrosion des métaux et peut endommager l’électrolyseur s’il n’est pas auto-nettoyant ou les accessoires en métal de la piscine (rails ou échelle).

Les rayonnements UV

Intégrés au système de filtration où l’eau circule, les rayonnements UV détruisent la quasi-totalité des bactéries et algues sans laisser de résidus flotter dans l’eau. Ils réduisent l’utilisation de produits chimiques, mais doivent être complétés par du chlore ou du brome, plus rémanents. Selon l’Union des professionnels du traitement de l’eau (UAE), leur efficacité est limitée. Par ailleurs, l’installation coûte environ 2 000 euros, à renouveler au bout de 15 000 heures de fonctionnement, soit presque tous les deux ans. Un coût à assumer pour les foyers.Pensez à partager vos piscines avec vos amis et voisins ou à réutiliser l’eau de pluie pour les remplir. Les bassins individuels sont un privilège et constituent un bien de luxe à fort impact écologique. Une réflexion doit être menée sur l’utilisation raisonnée de l’eau à des fins de loisirs. Des outils existent pour calculer l’empreinte carbone des piscines privées et prendre conscience de notre poids environnemental.Source : Info Durable