La Cour des comptes estime qu’une stratégie d’exploitation raisonnée des ressources en eau et de diminution des prélèvements est la seule approche viable à long terme. Elle met en garde contre les espoirs excessifs placés dans des solutions techniques coûteuses ou à efficacité limitée, telles que la désalinisation de l’eau de mer ou la réutilisation des eaux usées, qui figurent parmi les propositions du plan Eau présenté par Emmanuel Macron fin mars.
Contrôle des prélèvements et financement conditionné
Elle préconise plutôt de renforcer sans tarder le contrôle des autorisations de prélèvements et de lier le financement public des infrastructures de sécurité de l’irrigation agricole à des engagements de réduction des consommations et des prélèvements.
Par ailleurs, les Sages de la rue Cambon appellent à une révision en profondeur de la politique de l’eau, pour la simplifier et l’adapter davantage à la géographie des bassins versants, une recommandation déjà formulée dans leur rapport annuel de mars.
Jusqu’ici, cette politique a principalement consisté à organiser la répartition de l’eau entre ses différents usagers. Selon le nouveau rapport, elle doit désormais se transformer en une politique de protection d’un bien commun.
Modification des comportements demandée
Cela nécessitera une tarification progressive “partout où cela est possible” pour inciter les gros consommateurs à changer leurs habitudes. Cette mesure est mise en œuvre à titre expérimental pour les particuliers depuis quelques années ou mois dans certaines villes (Dunkerque, Montpellier, Besançon …). Elle est l’une des principales mesures du plan Eau, mais elle devrait se limiter aux ménages.
Cependant, pour la Cour des comptes, la redevance sur les prélèvements d’eau est inéquitablement répartie entre les ménages et les autres usages : elle est supportée à 75% par les particuliers qui ne représentent que 16,4% des prélèvements.
Plus globalement, les magistrats estiment que le financement public de la politique de l’eau est “mal connu” et devrait être modifié pour refléter la pression réelle exercée sur la ressource par les principaux usages (approvisionnement en eau potable, irrigation et industrie).
En France métropolitaine, la quantité d’eau renouvelable disponible a diminué de 14% entre la période 1990-2001 et 2002-2018, en raison de l’augmentation des températures, note la Cour. De plus, “près de 11% des masses d’eau souterraines sont soumises à des prélèvements excessifs”.
Source : Info Durable

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