On le sait, en 2024, l’Europe se trouve à un carrefour de son histoire, confrontée à un impératif incontournable : réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le changement climatique. Dans cette quête pour préserver notre planète et assurer un avenir viable aux générations futures, un objectif ambitieux émerge : celui de réduire de 90% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2040. Cette entreprise colossale requiert une approche holistique, un engagement sans précédent et une coopération sans faille entre les nations européennes.



La proposition audacieuse de la Commission Européenne


Afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050, la Commission Européenne veut réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre de 90% d’ici à 2040. Cette proposition a été annoncée le 9 février 2024 et soulève de nombreuses discussions quant à sa faisabilité. Ayant comme objectif de mettre en place un plan concret avant les élections européennes qui auront lieu début juin 2023, la Commission prévoit que cet effort se fera graduellement.


Le premier pas vers la réalisation de cet objectif consiste à mettre en application les législations actuelles. En effet, ces dernières visent déjà à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55% d’ici 2030. La législation qui est entrée en vigueur en juillet 2021 officialise l’engagement de l’Union Européenne à atteindre une neutralité climatique d’ici 2050 et fixe un objectif intermédiaire de réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre d’au moins 55% d’ici 2030, par rapport aux chiffres de 1990.



Un rôle clé pour la prochaine Commission Européenne


La composition de la prochaine Commission Européenne sera déterminée à la suite des élections européennes de juin 2024. Il leur incombera de présenter des propositions législatives et de veiller à ce que tous les secteurs contribuent de manière égale à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi qu’à l’absorption du carbone.


Selon la Commission, le Green Deal européen doit désormais se transformer en un accord pour la décarbonisation industrielle et exploiter l’ensemble des solutions existantes à faibles émissions de carbone. Ainsi, il s’agit de mobiliser toutes les technologies zéro et bas-carbone disponibles pour atteindre les objectifs fixés.



Quels sont les investissements nécessaires pour la transition énergétique ?


Pour parvenir à la neutralité carbone en 2050, d’importants investissements seront nécessaires. La Commission Européenne estime qu’il faudra mobiliser près de 660 milliards d’euros par an pour les investissements énergétiques entre 2031 et 2050, soit l’équivalent de 3,2% du PIB de l’UE. Dans cette perspective, les acteurs économiques et financiers joueront un rôle majeur pour soutenir ces investissements massifs.


Bien qu’il s’agisse d’un objectif difficile à atteindre, il est crucial que tous les acteurs politiques, industriels et financiers se mobilisent pour mettre en œuvre les législations existantes et soutenir les investissements nécessaires pour transformer radicalement notre mode de production et de consommation et ainsi assurer un avenir durable pour les générations futures.