Les élèves des écoles de Delhi ont été priés de rester chez eux ce vendredi 3 novembre, en raison du niveau dangereux de pollution atmosphérique aux particules fines, très néfastes pour la santé.

Les enfants de Delhi n’iront pas à l’école. Le ministre en chef de Delhi, Arvind Kejriwal, a annoncé tard dans la soirée de jeudi que toutes les écoles primaires seront fermées pour une durée minimum de deux jours. Cette décision a été prise en raison de la pollution présente dans la capitale, matérialisée par un brouillard jaunâtre et toxique.

La société suisse de surveillance de la qualité de l’air, IQAir, a déclaré que le niveau de particules PM 2,5 dans la capitale indienne est 35 fois supérieur au niveau maximum fixé par l’Organisation mondiale de la santé.

Des activités de production polluantes

Delhi, régulièrement classée parmi les villes les plus polluées au monde, est de nouveau confrontée à ce problème. Si le gouvernement en est venu à fermer les écoles primaires ce vendredi, cette situation dure depuis le début de l’hiver, autour de la fête hindoue de Diwali. Durant cette célébration, des dizaines de milliers d’agriculteurs du nord du pays brûlent les chaumes de rizières pendant des semaines.

Malgré les efforts des autorités pour menacer de mesures punitives et persuader les agriculteurs d’utiliser d’autres méthodes, la pollution est toujours aussi étouffante. Le brouillard toxique, alimenté par les brûlis agricoles, les émissions industrielles et le transport routier, stagne dans la mégapole de 30 millions d’habitants.

Une étude de la revue médicale britannique The Lancet, parue en 2020, appuie la gravité de la situation. 1,67 million de décès causés par la pollution de l’air auraient été recensés un an plus tôt, dont près de 17.500 dans la capitale.

L’Inde se trouve dans une position délicate : trouver des solutions pour stopper la pollution, tout en ne négligeant pas leurs activités de production nuisibles pour l’environnement. En effet, l’Inde dépend fortement du charbon, grand émetteur de particules fines, pour sa production d’énergie. Ces sept dernières années, ces émissions par habitant ont augmenté de 29 %.