Suite à l’analyse effectuée en 2022 sur la perspective des individus âgés de 55 à 75 ans concernant les problèmes environnementaux, l’ADEME a décidé d’évaluer l’opinion de la génération des 15 à 25 ans dans un rapport récent paru le 12 juin dernier. L’étude révèle que, bien que les questions relatives au climat soient une préoccupation majeure pour les jeunes sondés, leur implication active dans ces enjeux est encore minime, selon l’agence.Un récent rapport, publié le 12 juin et intitulé “Le dialogue intergénérationnel sur l’environnement”, révèle que les jeunes sont inquiets face à la crise écologique, mais ne sont pas très engagés. Ce rapport a été produit par l’ADEME, en collaboration avec l’institut de sondage OpinionWay. L’étude a été réalisée auprès d’un groupe représentatif de la population française de 1 001 individus âgés de 15 à 25 ans. De plus, 20 blogs individuels ont été créés sur une période de quatre jours et une journée de communauté en ligne a été organisée avec 20 jeunes du même groupe d’âge.

Les jeunes et leur préoccupation pour les problèmes environnementaux

Concernant leur intérêt pour les questions environnementales, 79% des jeunes interrogés affirment y attacher une grande importance, davantage que leurs partenaires de vie et leurs parents. Pour se renseigner, les 15-25 ans se tournent vers les chaînes de télévision généralistes, les chaînes d’information continue, la presse généraliste et leurs sites web, avec des degrés variables de confiance. L’ADEME note que les contenus des influenceurs sur les réseaux sociaux sont largement consultés (77%) mais ne sont pas perçus comme très fiables sur les questions environnementales (19% de confiance). En revanche, les contenus des streamers qui commentent l’actualité sont moins consultés (66%) mais sont plus crédibles (40%).

75% des 15-25 ans se considèrent plus engagés que les autres générations

La maison est aussi un lieu d’éducation et de transmission des valeurs. 71% des jeunes disent souvent ou parfois discuter de ces sujets avec leurs parents, même si certains blâment la génération de leurs parents pour la crise actuelle.Alors que 75% des jeunes se considèrent plus engagés que les autres générations, leurs actions ne semblent pas le confirmer. L’ADEME pointe du doigt que malgré leur engagement proclamé, le mode de vie des jeunes interrogés ne montre pas de grands changements en faveur de l’environnement.

Seule une minorité est réellement active

Les jeunes agissent, mais par de petits gestes quotidiens comme le tri des déchets et la lutte contre le gaspillage. L’engagement public face au changement climatique reste marginal. Seulement 14% des jeunes ont participé à une manifestation pour le climat, 9% sont engagés dans une association environnementale et 8% ont déjà participé à une action de désobéissance civile pour lutter contre le changement climatique. Le manque de temps, d’envie ou de motivation sont parmi les raisons invoquées pour ce faible engagement. L’ADEME souligne qu’ils reconnaissent leur égoïsme sans chercher à se justifier.Le rapport met aussi l’accent sur leur fatalisme. De nombreux jeunes estiment qu’il est déjà trop tard pour limiter le changement climatique avant qu’il n’ait des effets dévastateurs, ou pensent qu’ils n’ont aucun impact dans la lutte contre le changement climatique.Pour encourager les jeunes à agir et leur montrer qu’il existe une multitude de solutions à leur portée, l’ADEME a récemment publié un guide intitulé “Comment agir pour ma planète ?”.Source : Info Durable