La société nationale des chemins de fer français, la SNCF, a révélé jeudi qu’elle envisage de mettre en place 1 000 hectares de dispositifs photovoltaïques d’ici la fin de la décennie. L’objectif est de satisfaire entre 15 et 20% de ses consommations d’électricité actuelles. Cette initiative propulserait l’entreprise d’État parmi les leaders de la production d’énergie solaire dans le pays.

SNCF : un virage vers l’énergie solaire

En tant que première entité industrielle consommatrice d’électricité en France, notamment avec ses trains à grande vitesse, la SNCF a pour projet d’installer des panneaux solaires d’une puissance totale de 1.000 mégawatts-crête (MWc, mesure de la puissance maximum). Cette initiative, qui sera menée par la nouvelle branche SNCF Renouvelables, prévoit l’installation de panneaux solaires sur ses infrastructures et aires de parking.Avec ce projet, la SNCF pourrait se positionner en compétition avec des producteurs d’énergie tels que Engie ou Neoen, même si ces derniers restent en tête avec des plans ambitieux de développement de l’énergie solaire pour les années à venir. L’objectif de la SNCF est de fournir de l’électricité à ses nombreuses gares et bâtiments industriels.
Cela illustre une évolution majeure où les énergies renouvelables, désormais économiquement viables, offrent des opportunités d’affaires pour ceux qui les exploitent.
L’électricité produite sera également utilisée pour alimenter une partie des trains de la SNCF, dont plus de 80% fonctionnent actuellement à l’électricité. Les bénéfices réalisés par SNCF Renouvelables serviront également à financer les travaux nécessaires à l’entretien et à la modernisation des infrastructures ferroviaires, comme le souligne la SNCF dans un communiqué.

Une orientation vers les énergies renouvelables

Comme l’a souligné Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, cette initiative représente “le symbole d’un changement de paradigme où les énergies renouvelables, maintenant rentables, génèrent des opportunités économiques pour ceux qui les produisent”.Les opérations devraient débuter en 2023 sur une trentaine de sites de différentes tailles (centrales solaires, toits de bâtiments et abris de parking) répartis dans plusieurs régions. La SNCF, qui est le deuxième plus grand propriétaire foncier après l’État, est déjà en train d’installer des panneaux solaires sur les parkings d’une centaine de petites gares, ainsi que sur des grandes gares telles que Nîmes-Pont du Gard, Valence, Avignon et bientôt Angers et Paris-Nord.La SNCF s’est engagée à “acheter en Europe, chaque fois que possible, les composants nécessaires à la mise en place de ses projets photovoltaïques”. Une deuxième phase de développement est déjà envisagée : des panneaux solaires longitudinaux et verticaux pourraient être installés par tronçon de 20 à 30 kilomètres le long des voies non utilisées (environ 7.000 km), selon la SNCF. À terme, une capacité maximale de 10.000 hectares de foncier pourrait être exploitée.Source : Info Durable