Que ce soit pendant les travaux de percement, de découpe, de meulage ou de démolition, toutes ces opérations génèrent des poussières nocives pouvant impacter négativement votre santé. Pourtant, des solutions permettant de mieux maîtriser les risques d’inhalation des poussières sur les chantiers de BTP existent. En voici quelques-unes.

 

Identification des poussières les plus nocives à l’homme sur un chantier de BTP

S’il y a un risque majoritairement présent sur le chantier de BTP, c’est bien le risque poussière. D’où la nécessité de bien se protéger si vous voulez travailler en sécurité, en évitant autant que faire se peut de mettre votre santé à rude épreuve. Parmi les poussières les plus dangereuses sur un chantier de construction, il y a le bois, la silice cristalline et l’amiante.

La découpe et le ponçage du bois sont les deux opérations qui génèrent le plus de poussière de ce matériau. Il s’agit, pour la plupart, de particules invisibles à l’œil nu et dont l’inhalation se fait par le nez. Ces poussières peuvent progresser plus loin dans l’organisme et aller se loger dans les alvéoles pulmonaires. Elles causent généralement des lésions cutanées et peuvent endommager l’appareil respiratoire.

Encore appelée fibre d’amiante, la poussière d’amiante est habituellement invisible à l’œil nu. Une forte exposition à l’amiante expose les voies respiratoires et les poumons. La dangerosité de cette substance n’est plus à faire, car il a été établi qu’elle est responsable de la survenue de certains cancers.

La cristobalite, le quartz et la tridymite sont les trois formes sous lesquelles se présente la silice cristalline. On la trouve souvent dans des matériaux comme le mortier, le béton ou le grès. La silice cristalline apparaît pendant les opérations de démolition, de ponçage ou de découpage. Outre qu’elle peut obstruer les voies respiratoires, cette substance provoque des cancers ou des maladies pulmonaires comme la silicose.

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Comment se protéger des risques de poussière sur un chantier ?

Sur un chantier de construction, la protection respiratoire implique l’adoption de moyens de protection efficaces. Parmi les précautions à prendre pour limiter le risque d’inhalation des poussières sur le lieu de travail, il y a l’aspiration, l’humidification et enfin le port des EPI.

Gérer la poussière via l’aspiration implique le recours à une source destinée à cette fin. Ce dispositif de récupération des poussières doit être relié à un aspirateur de chantier dont le but est de réduire au maximum les émissions de poussière. En ce qui concerne l’humidification, elle consiste à poser, découper ou effectuer un rainurage en utilisant de l’eau. Cette technique permet d’empêcher la prolifération des poussières dans l’air ambiant, limitant ainsi les risques d’inhalation.

Enfin, le port des EPI tel le masque respiratoire vous protège des poussières. Ces dispositifs sont équipés de filtres à particules qui limitent l’inhalation de poussières dangereuses et protègent votre organisme. Vous pouvez en outre porter une combinaison de travail pour éviter que les poussières ne se déposent sur vos vêtements et provoquent une contamination tardive.

En définitive, sachez que la classification des poussières en fonction de leur nocivité s’effectue en vertu de la norme EN 60335-2-69. Il s’agit très concrètement de déterminer, en milligramme, la concentration dans l’air des poussières que le travailleur peut respirer pendant une journée de travail sans que sa santé se détériore.