Dévoilé le 6 octobre 2022 par le gouvernement français, le plan de sobriété énergétique tend à faire face à l’urgence climatique et au manque d’approvisionnement du gaz russe. Objectif ? Baisser de 10 % la consommation d’énergie des Français avant 2024. Dans le même registre, plusieurs plans d’action ont été mis en place. Ces derniers visent à réduire la consommation énergétique au travail. Voici un résumé des 5 principales actions en question.

La fixation d’une température minimale dans les bâtiments et locaux professionnels

En premier lieu, cette mesure semblait être une rumeur, mais les choses se sont ensuite classifiées d’elles-mêmes. La température dans les bâtiments d’entreprise est aujourd’hui fixée à 19 C° en moyenne. Une limite imposée lors du premier choc pétrolier par le Code de l’énergie depuis 1978. La loi dont il s’agit indique que les locaux des sociétés ne peuvent être chauffés à plus de 19 C° lorsqu’ils sont occupés. Cette température doit être abaissée à 17 C° quand personne ne s’y trouve, et à 8 C° si ces lieux sont inoccupés durant plusieurs jours consécutifs. L’État a donc fixé aux entreprises ces limites afin qu’elles puissent atteindre ce que l’on appelle la sobriété énergétique. En effet, le simple fait de baisser la température d’un workspace d’un degré permet d’économiser 7 % sur la facture d’électricité. D’où l’importance de ne pas négliger le moindre petit geste.

La réduction de l’éclairage et la modernisation de son fonctionnement

Au bureau, éteindre la lumière quand on quitte la pièce semble évident pour certains. Pourtant, ce simple réflexe n’est pas encore bien ancré chez d’autres. L’économie énergétique passe également par ce type de détails (en apparence), mais qui fait toute la différence sur la facture d’électricité. Les lumières extérieures sont, elles aussi, concernées, en particulier celles des éclairages publicitaires, des enseignes ainsi que les vitrines de boutique. Ces « tapes à l’œil » devront être coupés à une heure du matin (au plus tard). La modernisation de l’éclairage dans les bureaux ou, en d’autres termes, l’installation de détecteurs de présence et de lumière du jour, réduira de 10 % la facture d’électricité globale des entreprises.

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Le suivi en temps réel de la consommation d’énergie de l’entreprise

Ce suivi permet à l’entreprise d’analyser et de comprendre ses habitudes consommatrices. Elle identifie ainsi ses plus gros postes de consommation avant de mettre en place les actions qui réduiront le coût final de sa facture d’électricité. Par extension, le partage de ses données informes et sensibilise les membres de l’équipe professionnelle à la culture de la sobriété énergétique. Les avantages sont donc multiples tant sur le plan financier que sur le plan écologique. Pour résumer les avantages de ce suivi, nous dirons qu’il fournit en temps réel une vue à 360 C° des dépenses effectuées par la société. Il invite donc à corriger le tir en vue d’économiser des euros tout en faisant du bien à notre chère planète.

Le remplacement des équipements énergivores

Opter pour des éclairages basse consommation est bien évidemment la meilleure méthode pour économiser de l’énergie. Cette option à un coup, certes, mais la satisfaction des résultats ne tardera pas à se faire ressentir. Pour l’entreprise, il ne s’agit donc pas de dépenses futiles, il s’agit avant tout d’un investissement et de l’adoption d’une vision éco-responsable. Ceux qui ont vécu toutes sortes de situations (aisées ou modestes) savent que le minimum suffit. Ainsi, tant que l’entreprise reste régulière en matière de CA, nul besoin d’en faire des tonnes. Pendant de longues années, les enseignes ont utilisé pour l’éclairage de leur boutique des lumières très puissantes qui consommaient en continu. Coup du sort, le manque d’approvisionnement en énergie a ouvert les yeux d’un grand nombre de professionnels et particuliers sur l’importance de l’anti-gaspi énergétique. Le réchauffement climatique a, lui aussi, marqué un tournant dans nos habitudes de consommation d’énergie. Voilà pourquoi l’heure est au remplacement de chacun de nos équipements énergivores.

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Privilégier le télétravail lorsque c’est nécessaire

Comme vous l’aurez remarqué, de plus en plus d’entreprises imposent à leurs employés un minimum de 2 jours de télétravail hebdomadaire. Si cette mesure avait en premier lieu été prise à cause du risque de contamination au bureau lié au Coronavirus, elle a aujourd’hui un objectif secondaire : réduire la consommation énergétique. Et pour cause : en optant pour ce mode de fonctionnement, une entreprise peut réduire sa facture d’électricité de 20 % en moyenne. De plus, les travailleurs sont généralement plus attentifs à leur propre consommation d’énergie qu’à celle de leur lieu de travail. En effet, dans les workspace, on entend souvent l’argument « ce n’est pas moi qui paye ». Logiquement, le présentiel est préférable pour l’entreprise puisque le contact humain et le suivi des missions réalisées s’avèrent de meilleure qualité. Néanmoins, le télétravail partiel peut permettre à l’entreprise de réaliser des économies tout en autonomisant chaque membre de son équipe professionnelle.